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Arles/Camargue

Bodies Never Lie : Stan Douglas à LUMA Arles

jusqu'au 10 janvier

Parc des Ateliers, 35 avenue Victor Hugo
13200 Arles

Une exposition entre cinéma, photographie, flamenco et récits historiques

Du 4 juillet 2026 au 10 janvier 2027, LUMA Arles présente « Bodies Never Lie », une grande exposition consacrée à Stan Douglas, photographe et cinéaste canadien né à Vancouver en 1960.

Depuis plus de quarante ans, l’artiste explore les possibilités offertes par la photographie, le cinéma et l’image en mouvement. Son travail revisite des événements historiques, des formes musicales et des récits culturels pour interroger la manière dont l’Histoire est construite, représentée et conservée dans nos mémoires.

Avec Bodies Never Lie, Stan Douglas rassemble à LUMA Arles des œuvres vidéo et photographiques majeures, tout en dévoilant une nouvelle installation multicanal réalisée spécialement dans le cadre de cette exposition.


🎥 Stan Douglas, un artiste qui fait dialoguer passé et présent

Dans l’œuvre de Stan Douglas, le passé n’est jamais véritablement achevé.

Les événements historiques, les tensions politiques et les bouleversements sociaux continuent d’influencer le présent, parfois de manière visible, parfois de manière plus souterraine.

L’artiste travaille avec une grande précision sur :

  • l’image ;
  • le son ;
  • le montage ;
  • la reconstitution historique ;
  • la mise en scène ;
  • les références cinématographiques et musicales.

Ses œuvres proposent souvent plusieurs niveaux de lecture et interrogent ce que les récits officiels choisissent de montrer… mais aussi ce qu’ils laissent de côté.


💃 « Exquisite Corpse », une nouvelle création autour du flamenco

Au cœur de l’exposition se trouve « Exquisite Corpse », une nouvelle installation vidéo multicanal commandée par LUMA Arles.

L’œuvre se déroule dans l’Espagne franquiste des années 1950, à une époque où certaines formes régionales du flamenco étaient marginalisées tandis que le régime cherchait à transformer cette pratique en symbole culturel national.

Tournée au printemps 2026, l’installation met en scène trois sessions informelles de flamenco dans trois lieux différents :

  • les grottes de Beas de Guadix ;
  • des maisons d’ouvriers des salines de Cabo de Gata ;
  • un moulin à huile loué pour un mariage dans la province de Grenade.

🧩 Un film construit comme un « cadavre exquis »

La structure de Exquisite Corpse s’inspire du célèbre cadavre exquis, jeu collectif associé au mouvement surréaliste.

Le film est organisé en trois parties qui produisent des rapprochements inattendus, des ruptures et des juxtapositions.

Cette construction permet à Stan Douglas de faire dialoguer différentes scènes, temporalités et formes culturelles tout en questionnant la manière dont une identité collective peut être façonnée, transformée ou instrumentalisée.


🎷 « Hors-champs » : le free jazz et ce que la télévision ne montre pas

L’exposition revient également sur plusieurs œuvres importantes de la carrière de Stan Douglas.

Parmi elles figure « Hors-champs », une vidéo à deux canaux datant de 1992, présentée pour la première fois à la documenta IX de Kassel.

Stan Douglas y filme des musiciens de free jazz dans un style évoquant la télévision française des années 1960.

Sur un côté de l’écran apparaît un montage télévisuel soigneusement construit. Sur l’autre, le spectateur découvre les images qui seraient normalement restées invisibles.

Le dispositif permet de réfléchir à la manière dont la télévision sélectionne, organise et met en scène la réalité.


🎶 Le free jazz comme langage de liberté

Dans les années 1960, le free jazz était fortement associé aux mouvements de libération politique.

Son rejet des structures musicales traditionnelles, des harmonies conventionnelles et des tempos réguliers accompagnait un désir plus large d’émancipation.

Cette dimension prend une importance particulière dans le travail de Stan Douglas, qui s’intéresse à la manière dont les formes culturelles peuvent révéler les tensions sociales et politiques d’une époque.


🎬 Paris et la Guyane française dans l’univers de Stan Douglas

Plusieurs autres œuvres prolongent cette réflexion autour de la France et de ses territoires.

L’exposition présente notamment :

« Vidéo » – 2007

Une œuvre filmée dans une banlieue parisienne.

« Doppelgänger » – 2019

Une création rétro-futuriste se déroulant en Guyane française et présentée sur un écran divisé en deux.

Ces œuvres témoignent de la diversité géographique et narrative de la pratique de Stan Douglas.


📸 Trois grandes séries photographiques

Bodies Never Lie présente également trois séries photographiques majeures de l’artiste :

« 2011 ≠ 1848 » – 2017-2021

Stan Douglas met en relation les manifestations, émeutes et occupations de 2011 avec les révolutions qui ont traversé l’Europe en 1848.

L’artiste montre comment certains événements historiques peuvent entrer en résonance sans pour autant se répéter à l’identique.

« Penn Station’s Half Century » – 2021

Une série consacrée à l’histoire et aux transformations de Penn Station.

« The Enemy of All Mankind: Nine Scenes from John Gay’s Polly » – 2024

Une œuvre récente qui explore elle aussi les récits historiques et les moments où l’ordre établi se fracture.


🔥 Quand l’histoire bascule

Un fil conducteur traverse une grande partie des œuvres présentées : les périodes de bouleversement.

Stan Douglas s’intéresse aux moments où une société perd ses repères et où de nouvelles réalités commencent à émerger.

Manifestations, mouvements politiques, transformations culturelles ou changements de régime deviennent autant de situations dans lesquelles les conventions sont remises en question.

L’artiste montre ainsi que l’Histoire n’est jamais un récit parfaitement linéaire.


🕺 « Les corps ne mentent jamais »

Le titre Bodies Never Lie, que l’on pourrait traduire par « Les corps ne mentent jamais », est inspiré d’une citation de la chorégraphe et danseuse américaine Agnes De Mille.

Cette phrase affirme que la danse et la musique constituent une expression particulièrement authentique d’un peuple.

Elle résonne directement avec les œuvres de Stan Douglas : dans son travail, les corps, les sons et les images deviennent les témoins de l’Histoire et peuvent révéler ce que les récits officiels occultent.


🏛️ Une exposition entre photographie et cinéma à LUMA Arles

Avec Bodies Never Lie, LUMA Arles propose une immersion dans un univers où photographie, cinéma, musique et histoire se répondent.

Le visiteur passe de reconstitutions historiques particulièrement élaborées à des œuvres documentaires ou expérimentales, découvrant au fil du parcours la manière dont Stan Douglas manipule les codes du cinéma et de la photographie.

Une exposition particulièrement riche pour les amateurs d’art contemporain, de cinéma, de photographie et d’histoire culturelle.


Informations pratiques

🖼️ Exposition : Bodies Never Lie

🎨 Artiste : Stan Douglas

📍 LUMA Arles

📅 Du 4 juillet 2026 au 10 janvier 2027

🎥 Avec notamment la nouvelle installation vidéo multicanal Exquisite Corpse

📸 Photographies, films et installations vidéo

🎟️ Billet toutes expositions

  • Plein tarif : 15 €
  • Tarif réduit : 9 €
  • Gratuit pour les moins de 26 ans et les publics éligibles

Pourquoi visiter « Bodies Never Lie » ?

✔ Découvrir l’œuvre du photographe et cinéaste Stan Douglas

✔ Voir la nouvelle installation Exquisite Corpse

✔ Explorer l’histoire du flamenco dans l’Espagne franquiste

✔ Découvrir plusieurs œuvres majeures de l’artiste

✔ Admirer trois grandes séries photographiques

✔ Explorer les liens entre musique, politique, photographie et cinéma

✔ Réfléchir à la manière dont les images construisent notre mémoire de l’Histoire