« Je est un autre », peintures de Gaëtan de Séguin

07/06 > 09/07

Gaëtan de Séguin peint la foule. Mais pas seulement.
Gaëtan de Séguin peint l’individu. Mais pas seulement.
Un individu dans la foule. Une foule dans l’individu.

L’idée de la série des J+ est née d’un événement tragique. L’attentat de Charlie Hebdo.Depuis, les événements, tragiques ou non, se sont succédés. La foule et les individus ont continué leurs routes. Sensibles ou insensibles, ils ont fini par former « une mosaïque de société », « un patchwork de bonhommes ». Avec leurs peurs, leurs craintes mais aussi avec leurs espoirs et leurs envies. Dans un monde aux multiples couleurs.

C’est un peu tout ça la peinture de Gaëtan de Séguin. Une parcelle d’humanité sans cesse renouvelée… Au fil des jours !

 

Gaëtan de Séguin déroule une nouvelle série avec la foule comme objet. «Cette foule constituée d’une multitude de silhouettes presque identiques mais toutes singulières. Des êtres qui deviennent motifs. Récurrent, obsédant, grouillant, reconstituant une vie nouvelle, un être nouveau.» Un individu dans la foule. Une foule dans l’individu. Une foule dont parfois une silhouette s’échappe, choisissant de se démarquer, de faire front ou de s’égarer dans un paysage imaginaire.

 

Les corps fascinent Gaëtan de Séguin depuis toujours. Né en 1971, à Montpellier, il peint dans le secret de son atelier de Narbonne «ses bonhommes», ne résistant pas, en contrepoint de ses foules, à zoomer sur cette parcelle d’humanité, sur ceux qui vont de l’avant afin de faire entendre leur chant. Dans ses quelques paysages, dont ceux des jardins de Saint-André, chacun remarquera que ses bonhommes finissent souvent par se glisser dans le tableau. Mais discrètement, en mode contemplatif, ils se fondent, se diluent dans la nature pour finir par faire corps avec elle.

Un souffle humaniste parcourt cette remarquable série J+, sans être martelé, tout en pudeur, il en ressort avec force. «Sa gamme colorée, toute en subtilité, se fond derrière le motif» pour réapparaitre avec puissance par l’effet du grattage. Un travail tout en délicatesse à découvrir à l’abbaye Saint-André.

www.gaetandeseguin.fr
Dossier à télécharger sur Gaetan de Seguin